Les résultats définitifs du second tour de la présidentielle 2014 seront annoncés lundi après-midi (29 décembre), a déclaré vendredi, Mohamed Chafik Sarsar, président de l’Instance Supérieure Indépendante pour les Élections (ISIE) lors d’une conférence de presse tenue au Palais des congrès, à Tunis vendredi 26 décembre.

Le report de la proclamation de ces résultats, initialement prévue vendredi, intervient suite à la déposition par deux citoyens de recours contre les résultats préliminaires du second tour de la présidentielle.

M. Sarsar a ajouté que ces derniers ne sont pas habilités à le faire, étant donné que les recours sont uniquement réservés aux candidats à la présidentielle selon l’article 147 de la loi électorale. En se basant sur cet argument, ajoute le président de l’ISIE, le Tribunal Administratif (TA) devrait rejeter ces recours pour vice de forme avant de prononcer son dernier verdict.

Les recours en appel seront ouverts pendant 48 heures, soit ce weekend, a-t-il précisé. Il a souligné le souci de clôturer toutes les procédures pour préparer l’annonce officielle des résultats définitifs du second tour de la présidentielle lundi 29 décembre.

Le Président de l’ISIE est d’autre part longuement revenu sur l’affaire des CIN qui a été relevée par des internautes accusant l’ISIE d’avoir accepté des votes effectués au nom des personnes décédées.

Il a d’abord précisé que le registre des électeurs a été clôturé le 26 août 2014 et a été publié selon les délais légaux afin de permettre les rectifications nécessaires et entre autre les décès survenue lors des inscriptions ou encore les noms de ceux qui ont été recrutés par l’armée ou par les forces de sécurité (qui n’ont pas le droit de voter) ou encore par tous ceux qui ont été condamnés à des peines restrictives du droit de vote.

Cependant, le registre n’a pas été touché depuis cette date et il comporte obligatoirement les noms de tous ceux qui sont décédés entre le 26 août et 21 décembre 2014.

M.Riadh Bouhouch, membre du Conseil de l’ISIE, responsable du système informatique a ajouté de son côté que l’ISIE a procédé à plusieurs contrôle pour vérifier les registres des électeurs et n’a pas trouvé un seul cas de fraude concernant une personne décédée dont on a utilisé le N° de la CIN pour voter.