M. Mohamed Chafik Sarsar est intervenu par téléphone sur les ondes de Shems Fm pour répondre à plusieurs questions notamment la position de l’Instance Supérieure Indépendante pour les Elections concernant l’accord conclu entre les partis au pouvoir autour de la période des élections municipales, le registre électoral, les élections du Conseil Supérieur de la Magistrature et le rapport financier de l’Instance.

Le Président de l’Instance Supérieure Indépendante pour les Elections a déclaré qu’il n’y a pas eu de coordination relative à la période des élections municipales prévue à priori pour la fin de l’année 2016 vu que la décision est avant tout politique et que la date exacte n’a pas été fixée mais la période qui est en phase avec l’accord général dans le pays comme l’a déjà exprimé l’Instance en demandant une feuille de route claire sur laquelle bâtir un calendrier électoral aisément applicable en pratique contrairement aux difficultés rencontrées en 2014.

M. Mohamed Chafik Sarsar a rappelé également que la date exacte des élections reste du ressort de l’Instance qui peut refuser de se conformer à une proposition de toute date qui n’est pas faisable se basant sur le cadre juridique et les prévisions logistiques lors de la préparation du calendrier électoral qui va être détaillé au jour près.

Le Président de l’Instance Supérieure Indépendante pour les Elections a aussi déclaré qu’il est encore impossible d’effectuer les préparatifs des élections municipales vu que le cadre juridique n’est pas encore prêt et que l’Instance attend au moins la présentation d’un projet de loi sur lequel émettre des recommandations article par article en conformité avec son expérience en pratique comme le stipule ses prérogatives.

En réponse à la proposition d’ouvrir la période d’inscription en attendant le reste des éléments qui permettent la préparation des élections municipales, M. Mohamed Chafik Sarsar a expliqué que l’Instance constate la nécessité d’entamer l’inscription des électeurs dans les plus brefs délais pour permettre le plus possible de temps d’inscription mais à condition que la loi détermine le critère d’inscription pour les élections municipales vu que la manière la plus efficace de garantir la crédibilité de l’inscription pour les élections locales est  l’existence d’une relation claire entre l’électeur et la délégation (résidence, paiement de taxes, etc…) et que pour contrer toute tentative de manipulation relative à l’inscription il faut déterminer les délégations au sens d’en créer de nouvelles ou de changer le découpage existant pour garantir l’intégrité du processus permettant l’inscription de nouveaux électeurs ou la mise à jour du registre sur la base de tous ces éléments.

L’Instance a également commencé l’audit du registre des électeurs pour déterminer toutes les problématiques sur lesquelles travailler pour pouvoir les dépasser pendant l’inscription des électeurs.

La question des élections du Conseil Supérieur de la Magistrature a été évoquée quant aux préparatifs effectués et il a été noté que l’Instance et notamment le département juridique est en train de travailler sur le projet initial qui procure les grandes lignes comme la qualité des électeurs et des candidats en attendant l’adoption de la version finale pour pouvoir commencer préparations logistiques, il a été déclaré également que l’Instance Supérieure Indépendante pour les Elections va tenir le mois prochain un atelier de travail regroupant les administrations électorales des pays qui ont de l’expérience dans les élections des conseils de la magistrature question de s’inspirer des bonnes pratiques internationales et les appliquer dans la préparation et l’exécution de ces élections.

Finalement, et pour rebondir sur le sujet de la publication du rapport financier de l’Instance qui doit selon la loi être publié au mois de juin 2015, délai dépassé par l’Instance, M. Mohamed Chafik Sarsar a déclaré que la loi a été conçue dans le cas d’un organe de gestion électorale travaillant dans des conditions normales ou du moins ayant organisé une seule échéance électorale comme fut le cas des élections de 2011 alors que l’Instance Supérieure Indépendante pour les Elections a été tenue d’organiser 3 échéances électorales consécutives en parallèle avec la mise en place d’une administration exécutive ce qu’il a fait qu’elle favorise la rigueur du rapport financier en cours de préparation d’ailleurs pour garantir la transparence sur le respect du délai irréaliste.

Écoutez l’intervention :